Toucher au travail, ça ne s’improvise pas !

Toucher au travail…

ça ne s’improvise pas!

C’est l’histoire souvent répétée, ici, ailleurs, dans les entreprises, de la fausse bonne idée…

Mais comment c’est arrivé ?

L’histoire de la fausse bonne idée, c’est quand on va faire un tour dans l’atelier, en visite CHSCT par exemple, ou à une autre occasion, qu’on regarde et qu’on se dit qu’un truc cloche. Par exemple, il y a des palettes dans le passage… ou une machine encore en panne, ou pas assez de lumière. Ca part d’une bonne idée …

Pas d’analyse…

Sauf que, là où ça ne fonctionne pas, c’est que l’analyse s’arrête là. Problème = solution.
• Palette qui dépasse = rappel à l’ordre de celui qui l’y a mise.
• Machine en panne = remonter (encore) les bretelles de la maintenance.
• Pas assez de lumière = mettre une lumière plus forte.

Ca reste sur une vision superficielle du travail. Parfois, ça peut suffire. Le problème, c’est qu’on ne sait pas à l’avance quand ça suffit ou pas, si on ne sait pas comment se fait le travail.
C’est dommage, pour celui qui est concerné, et aussi pour celui qui a l’idée, car il n’est même pas récompensé de son effort, vu que ça tombe à côté…

Combien de chefs d’entreprises m’ont dit :

« J’ai investi dans une super machine, mais ils ne l’utilisent pas ! ».

Comprendre le travail

Ca ne suffit pas d’avoir la bonne intention, et un début d’idée. Il faut creuser. Le travail se cache bien !! Et les gens se plaignent peu, contrairement à ce qu’on dit (quand ils se plaignent, c’est que ça fait longtemps qu’ils en ont marre !). Pour qu’ils vous disent que ça coince, c’est que déjà c’est au-delà de ce que ça coince d’habitude. Sinon, ils gèrent, et ne disent rien – pas que ça à faire.

Pour savoir, le mieux… c’est encore de leur demander. Mais, le travail n’est pas toujours facile à expliquer. Quand on n’y arrive pas, il faut mettre des lunettes d’ergonome…

Là, on aurait vu Arnaud, l’opérateur de finition, examiner les reflets de sa pièce en tournant autour, passer la main dessus pour sentir la matière (les astuces de métier). On aurait pu lui demander s’il voulait plus de lumière. Ou une meilleure lumière. Et tant qu’à faire, tester avec lui, avant de lui mettre définitivement un phare au-dessus de son poste, si c’était mieux, ou pas.

 

Quelles solutions ?

Arnaud va avoir beaucoup de mal maintenant, à vérifier la finition de sa pièce. Il va sans doute trouver une autre astuce, par exemple, la sortir à la lumière du jour pour y voir quelque chose… ou dans un autre coin de l’atelier plus favorable. Mais du coup, pas à l’endroit prévu. Puis il va perdre du temps à faire ses allers-retours… qu’il va essayer de masquer du coup.

Si Christophe passe dans l’atelier, comme ça, en visite, et le voit, il va peut-être lui rappeler de retourner avec sa pièce à son poste. Surtout qu’on lui a mis une belle lumière !

 

Ou alors, ils vont se parler. Mais, ça n’est pas si fréquent de réussir à franchir la barrière.
« Chef.. ta lumière, tu sais… ça m’arrange pas ! »

Comment ça va être pris ?

Parler des problèmes de travail, ça n’est pas si simple…

Vous comprenez pourquoi ils ne vous disent pas tout ?

 

Parler du travail

Parler du travail, ça demande une VRAIE écoute. L’écoute active, celle qu’on a quand on accepte de tout entendre, même ce qui ne fait pas plaisir, quand on instaure la confiance pour voir la réalité des choses. Celle qui vient quand ça y est, on a compris qu’il y a un truc qu’on comprend pas, et que ça ne sert à rien de le refuser, de râler.. Ou ça fait super du bien, après, d’avoir discuté et échangé vraiment. C’est loin d’être du temps perdu… c’est des tas d’essais-erreur en moins. Une aller simple vers la bonne direction pour résoudre vraiment le souci d’Arnaud.

Suivez-moi sur les réseaux sociaux

Suivez mes articles sur le flux rss

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Articles de blog

leo. elit. sed efficitur. Aliquam leo lectus et, Praesent risus